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De nouvelles découvertes sur les colliers électriques : pourquoi le Royaume-Uni veut les interdire.


Dans le monde du chien, peu de sujets sont aussi controversés que le débat sur les colliers à choc électrique (e-colliers, colliers électroniques...). Les défenseurs de leur utilisation affirment que ces dispositifs ne font pas mal, mais que la plupart émettent une simple vibration désagréable. Qu'ils sont souvent le dernier recours pour les chiens avec des comportements difficiles à contrôler, comme le rappel ou les problèmes de chasse. Les opposants à leur utilisation sont convaincus qu'ils peuvent être nocifs pour les chiens et ne devraient pas être en vente libre. Qu'ils conduisent à des abus et n'offrent pas de meilleurs résultats que les méthodes basées sur le renforcement positif . Préoccupée par les conséquences sur le bien-être des chiens, de nombreux pays ont déjà interdit ces appareils. Avec la sortie de deux vastes études du ministère de l'Environnement, de l'Alimentation et des Affaires rurales (DEFRA) du Royaume-Uni, ils pourraient bientôt être interdits dans toute l'Angleterre et l'Ecosse.

Avec près de 500.000 propriétaires de chiens en Grande-Bretagne utilisant les colliers électroniques et le Kennel Club faisant campagne pour leur interdiction dans tout le pays, le DEFRA a alloué près de 538 925 £ (821 968 $ US) pour étudier leur impact sur le bien-être du chien ainsi que leur efficacité en matière d'éducation. Avec un tel budget impressionnant, ils étaient déterminés à obtenir des réponses objectives à ce débat.

Il ya près de 170 modèles différents de colliers électriques avec des fonctions différentes contrôlées par une télécommande. Certains colliers disposent d'une tonalité ou une vibration destinés à avertir le chien du choc imminent ou qui peuvent être utilisés indépendamment de la fonction de choc électrique. Certains colliers délivrent un choc électrique court qui dure entre 4 ms et 500 ms alors que d'autres donnent aussi une stimulation continue qui peut durer aussi longtemps que le bouton de la télécommande est pressée. Il existe des différences considérables entre les colliers de choc livrés, de 110V (à 5 kW), à 6000V (à 500kW) et l'effet sur les chiens va dépendre de la résistance électrique de la peau. [Note du traducteur : une bonne raison de ne pas croire les éducateurs renommés qui osent dire devant les caméras de télévision que les décharges sont de petites secouses de 6V ! http://www.youtube.com/watch?v=zIe9APBh71I]

La première étude réalisée par l'Université de Bristol (Central Science Laboratory) et l'Université de Lincoln portait sur l'évaluation de l'impact physique et émotionnel de ces colliers sur les chiens ( AW1402 ). Comment les chiens vivent ces impulsions électriques dépendra bien sûr de l'intensité du stimulus, mais aussi de la sensibilité individuelle des chiens.

35 chiens ont été testés sous la supervision d'un vétérinaire afin de déterminer s'ils éprouvaient de la peur, de douleur ou de la détresse lors du choc. Les chercheurs étaient attentifs à tous comportements tels que: arrêt du jeu , attention redirigée, mouvements de la tête, des yeux des oreilles et les vocalisations. Tous les chiens étaient âgés de plus de 6 mois, socialisés et joueurs sans tempérament nerveux, peureux ou agressif. Aucun d'entre eux n'avaient déjà été exposés à des colliers électroniques.
Dog Chase 2Le comportement et l'apprentissage au cours de la formation a été mesuré entre chiens portant des colliers de choc et des chiens sans eux. En général, les propriétaires ont signalé plus de succès avec la formation basée sur le renforcement positif mais la recherche n'a pas pu déterminer s'il s'agissait d'une différence due à la perception ou un fait réel puisque la plupart des propriétaires utilisateurs de collier à chocs électriques classaient les problèmes comportementaux de leur chien comme graves. Les résultats suggèrent une augmentation de l'attention du chien pour le maître lorsqu'il est équipé d'un collier à chocs, mais le résultat global de l'éducation était meilleur par une approche basée sur la récompense, y compris pour les problèmes de rappel et de chasse ( Blackwell et al. 2012 ).
Lors de la mesure des niveaux de cortisol salivaire (liée au stress) des chiens avec ou sans colliers électriques, les chercheurs ont constaté une augmentation significative des niveaux de cortisol chez les chiens exposés à des colliers à choc, quand ils sont équipés d'un collier pour la deuxième fois. Cela indique que l'anticipation de la stimulation augmente immédiatement le niveau de stress des chiens. Les changements de comportement ont également indiqué que les chiens étaient plus stressés et tendus que les chiens formés à l'aide de renforcement positif.Les chiens dressés avec des colliers à choc ont également passé plus de temps à 5 mètres ou plus de leur propriétaire et sont plus distraits durant les entrainements avec le chercheur.

L'étude a également examiné les informations contenues dans le manuel fourni avec l'achat de ces colliers. Chacun d'entre eux expliquent comment adapter le niveau de stimulation pour le chien et décrivent les comportements attendus quand le chien remarque la stimulation. Seulement trois toutefois indiquent la que le niveau de stimulation est trop élevé si le chien vocalise. Chacun d'entre eux mettent également en garde sur l'irritation de la peau potentiel et une nécrose de pression si il est mal installé. Quelques-uns aussi déconseillent l'utilisation du collier sur les chiens agressifs et suggèrent l'aide d'un entraîneur professionnel (la punition sévère peut augmenter l'agressivité chez les chiens).
Les manuels fournissent des informations sur l'utilisation des colliers de choc pour la formation d'obéissance de base, mais également sur le traitement des problèmes de comportement. Beaucoup proposent l'utilisation de stratégies alternatives en premier lieu. Pour évaluer le bon niveau de stimulation, certains suggèrent de surveiller les changements de comportement tels que la redirection d'attention, tandis que d'autres proposent de regarder les signes extérieurs de malaise et de confusion. Plus inquiétante est l'absence d'explication quant au moment d'utiliser une stimulation courte plutôt que continue ou comment utiliser le son ou les modes de vibration. Beaucoup soulignent également l'application et l'utilisation du renforcement négatif, ce qui peut conduire à une stimulation électrique prolongée jusqu'à ce que le chien effectue le comportement désiré. Dans l'ensemble, la plupart des colliers ne semblent pas avoir suffisamment d'informations pour les utilisateurs de base.

Les enquêtes auprès des utilisateurs ont également montré que 36% des chiens emettent des vocalises lors de la première utilisation des colliers et que les niveaux de stimulation appliqués ne sont pas nécessairement ceux préconisés par le manuel. Encore plus inquiétant, c'est que 26% des chiens continuaient à vocaliser encore lors l'utilisations ultérieures, ce qui indique que les niveaux ont été maintenus supérieur à celui recommandé. Certains propriétaires ont même indiqué avoir commencé au plus haut niveau puis avoir ajusté à la baisse ou tout simplement gardé l'aide du collier au plus haut niveau. Beaucoup n'ont tout simplement pas lu le manuel ou n'a pas suivi les directives. La disponibilité de ces appareils à des propriétaires lambda, sans obligation de travailler avec un entraîneur professionnel, conduit clairement à un mauvais timing et à une utilisation abusive qui peut avoir des effets perturbateurs sur le bien-être du chien.
Shar chien courantLes defenseurs de l'utilisation de colliers de choc ont souvent fait valoir que la plupart des études ne proposent pas de données objectives, fondées sur l'utilisation appropriée de ces dispositifs. Comme l'a confirmé l'étude ci-dessus, les propriétaires n'utilisent pas toujours des colliers de choc de la manière suggérée par les fabricants.Dans une seconde étude réalisée par l'Université de Lincoln mais aussi impliquant ECMA (électronique Collar Manufacturers Association), destiné à mesurer les effets à long terme de l'utilisation de colliers de choc à l'entraînement et à ses conséquences sociales potentielles, trois groupes de chiens ont été comparés tandis que les colliers de choc ont été utilisés par formateurs expérimentés et tel que spécifié par les fabricants: Groupe A chiens ont été formés avec des colliers de choc, par des formateurs expérimentés dans leur utilisation, les chiens du groupe B ont été équipés de colliers factices et formés par des professionnels expérimentés dans l'utilisation de colliers de choc et les chiens du groupe C ont été formés par des formateurs APDT par le renforcement positif et aucun collier de choc ( AW1402a ).
En général, les chiens du groupe C ont passé plus de temps à explorer leur environnement étaient moins tendus et bâillait moins que les chiens dans les deux autres groupes. Les chiens des groupes A et B portaient leur queue basse plus souvent, glapissaient plus souvent, haletaient et restaient plus éloignés de l'entraîneur que ceux du groupe C.
Cette étude a également montré que l'approche générale du formateur, ainsi que les outils qu'ils utilisent, influent sur la réaction émotionnelle du chien à la formation. Lorsque les chiens sont formés par des méthodes plus traditionnelles, ils montrent plus de signes de stress, d'anxiété et d'aversion que s'ils sont formés par des techniques de renforcement positif. Même lorsqu'il est utilisé par des formateurs professionnels et expérimentés, les chercheurs concluent que l'utilisation de colliers de choc a eu des conséquences négatives sur certains chiens pendant la formation.
Enfin, cette étude a également souligné le fait que l'utilisation de colliers de choc avec des friandises n'a pas fait une différence dans l'efficacité de la formation sur l'utilisation des friandises seules. Cela était vrai même pour les protocoles de rééducation des problèmes de chasse, ce qui est une des raisons les plus communes pour l'utilisation de ces appareils.
Utiliser des colliers de choc sur les chiens peut être efficace dans la formation ou le traitement de certains comportements problématiques. Mais si leur efficacité n'est pas meilleure que la formation basée sur la récompense seule et présente des risques physiques et émotionnels pour certains chiens, leur utilisation devient tout à fait très discutable. Les résultats de ces études indiquent, qu'à tout le moins, de tels dispositifs ont effectivement une incidence sur le bien-être des chiens et ne devraient pas être disponible pour le grand public. Leur facilité d'utilisation et l'efficacité immédiate comparées aux protocoles basés sur la récompense, plus consommateurs de temps, les rendent très attrayant pour l'utilisateur. Malheureusement, ils peuvent forcer le chien à se comporter d'une certaine façon, mais ils ne traitent pas la cause sous-jacente du problème. La peur de la décharge et le mal-être peut également potentiellement causer d'autres problèmes de comportement. D'autres méthodes sont tout aussi efficaces, sans augmenter les risques de voir apparaitre des comportements génants, elle s'appuient sur la collaboration volontaire du chien, sur l'amélioration de la relation entre les humains et leurs chiens. Pour toutes ces raisons, de nombreuses organisations de protection des animaux, y compris le Kennel Club sont en train de faire pression pour l'interdiction des colliers de choc au Royaume-Uni.

Jennifer Cattet Ph.D.
Traduction : LMichaud - Conseiller en Comportement Canin
Article original : http://blog.smartanimaltraining.com/2013/07/31/new-findings-on-shock-collars-why-the-uk-wants-to-ban-them/

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Ces animaux qui nous font du bien

Les bienfaits des activités associant l'animal (AAA) sur les humains ne sont plus à démontrer.

Les bénéfices de la médiation animale, que l'on appelle aussi zoothérapie dans d'autres pays que la France, sont connus, et nombreux : On constate moins de signes de dépression et d'agressivité chez les personnes bénéficiaires de ces services.

l'animal soulage l'anxiété et apporte un réel soutien psychologiqueArticle DNA
  • Pour les personnes âgées, la présence de ranimai permet de constater des diminutions des fractures du col du fémur. On aurait pourtant pu croire l'inverse, étant donné les risques que les animaux représentent dans leurs déplacements dans l'espace.
  • L'animal soulage l'anxiété et apporte un réel soutien psychologique, du seul fait de sa présence.
  • Les améliorations sensibles et mesurables des capacités psychomotrices du patient et de sa coordination musculaire sont constatées dans plusieurs études.
  • Les capacités de concentration des personnes sont augmentées.
  • L'enfant se responsabilise, lorsqu'on lui confie un animal pour quelques instants, quelques minutes ou quelques heures.  Il l'intègre dans ses activités, dans ses sorties voire dans ses jeux.
  • Une amélioration de la qualité de vie est régulièrement évoquée par les propriétaires d'animaux, y compris chez les personnes qui bénéficient de la présence d'animaux dans des structures médicales.
  • La présence d'un chien favorise les échanges, les relations sociales, les relations psycho affectives positives.
  • La personne est plus motivée lorsqu'un autre être vivant dépend d'elle. Elle accepte de faire quelques pas de plus dans un couioir d'hôpital, de se laver les mains plus souvent, de ranger sa chambre, etc.
  • L'animal est une source inconditionnelle d'affection et d'attention : il ne demande rien en échange de quelques caresses et flatteries, d'un peu d'attention et de quelques friandises.
  • Sa simple existence réduit le sentimenl de solitude ressenti par une personne ou un enfant qui se sent triste et mal aimé.
  • Les enfants autistes soutiennent mieux les regards, acceptent moins mal les contacts physiques, le toucher, lis explorent davantage l'environnement.

Tout le monde y trouve son compte

Dans le cadre d'une intervention de médiation animale, tout le monde y trouve son compte : l'intervenant qui se sent valorisé et est heureux de la tâche qu'il remplit aux services des humains, la personne bénéficiaire qui progresse sur de nombreux plans, le chien qui, s'il est bien encadré et respecté dans ses besoins élémentaires, appréciera d'être distrait quotidiennement et de sentir la satisfaction de son entourage. À quand une généralisation dans tous les établissements accueillant des personnes en situation de handicap ou de difficultés plus ou moins passagères?!

Source DNA 26/05/2013 LAURENCE BRUDER SERGENT - www.vox-animae com
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Le choix des mots !

La méthode que j'emploie et transmets, se caractérise notamment par un vocabulaire et une intonation qui n'ont rien à voir avec ce qui est préconisé d'une manière générale dans l'éducation canine.
Pour bon nombre de personnes il est difficile d'accepter de parler ainsi à son chien, difficile de tolérer les regards extérieurs… Surtout quand la coutume veut que nous parlions à nos chiens de manière brève, sèche et sur le ton de l'impératif bien souvent.

Le p'tit nom 
Ici chaque invitation est précédée du p'tit nom d'amour de notre chien. Cela nous permet d'interpeller le chien pour lui signifier que nous allons lui demander quelque chose.
Exp: « Mon Tiloulou? Tu restes avec moi? »
Nous veillons à utiliser le nom du chien le plus rarement possible. De façon à ce qu'il agisse comme un « super signal ». Car souvent, en étant trop utilisé, il n'a plus d'impact sur le chien...
Dans les situations d'apprentissages, même si le chien ne répond pas tout de suite à notre demande, il faut garder l'habitude d'employer ce p'tit nom 2/3 fois avant d'utiliser le nom du chien. Ainsi petit à petit, à mesure des micro-progrès du couple maitre-chien, la coopération se fera plus rapidement sans avoir à utiliser le nom.
Nous le gardons donc pour des situations critiques où le chien fixe, n'écoute pas/plus son maitre, quand la situation est dangereuse.

L'intonation
L'intonation chantante d'une voix gorgée de soleil a une grande importance. Elle nous permet de rester dans l'invitation sans tomber dans l'autoritarisme.
Ainsi, dès que nous percevons que le chien est interpellé par ce que nous lui demandons, nous commençons à le féliciter.
La félicitation, dès l'amorce de l'intérêt du chien jusqu'à la finalité de l'action, permet de garder le contact avec lui, de ne pas couper la communication, de l'encourager dans son effort/son écoute...
Exp: « C'est bieeen tu restes... C'est bieeen tu restes... C'est bieeen tu restes...etc...»
Selon le degré d'écoute, la complicité auxquels sont arrivés le chien et son maitre, il faudra: féliciter tout au long de l'action, de temps à autre ou juste une fois quand l'action est amorcée.
Il est aussi bon de savoir s'adapter au chien du point de vue de l'intonation. En effet certains chiens monteront vite en excitation face à une voix trop joyeuse, il faudra donc trouver une tonalité plus neutre sans être ferme.

Le choix des mots
Le lexique qui suit est le fruit d'un travail sérieux, une recherche de tournures de phrases ayant une musique adaptée. Nous sommes donc exigeants quant à l'utilisation des bons mots pour formuler les invitations à nos chiens.

Voici donc un glossaire des invitations que nous utilisons avec nos chiens.

Pour le rappel
Tu viens me voir ? ==> C'est bieeen viens me voir !
Attention à ne plus dire le "tu" dans la félicitation.

Pour lui demander de revenir vers nous, sans imposer un rappel
Demi-tour? ==> C'est bieeen demi-tour

Pour lui demander d'attendre
Tu attends ? ==> C'est bieeen tu attends
Tu attends, je reviens? ==> C'est bieeen tu attends
La différence entre les deux est qu'avec le « tu attends, je reviens? » le chien va apprendre à attendre notre retour là où nous l'avons laissé.
Alors qu'avec un « tu attends? » nous pouvons demander et stopper l'action d'attente à distance.

Pour lui demander de rester à nos côtés
une sorte de « au pied! »... sans que le chien ait l’obligation de garder sa tête collée à notre jambe. Là le chien se doit juste de rester dans le périmètre défini par son maitre.
Tu restes avec moi ? ==> C'est bieeen tu restes
Cette félicitation peut être accompagnée d'une douce caresse sur le plat de la joue du chien quand il est assez proche.

Pour lui demander de rester sur le bord du chemin, sur le trottoir
Tu vas au bord? ==> C'est bieeen au bord

Pour lui demander de laisser des « êtres vivants »
chien derrière son grillage, animaux dans les prés, chien croisé en balade...
Tu le laisses ? ==> C'est bieeen tu le laisses

Pour lui demander de laisser diverses choses
de la nourriture, des victuailles douteuses trouvées en balade...
Tu laisses ? ==> C'est bieeen tu laisses
Ici nous n'utilisons pas le « le ». Même si dans les premiers temps de l'apprentissage il est bon de l'ajouter car il aide à garder une mélodie plus douce dans la phrase... l'agacement étant hélas trop vite présent au début.

Pour lui demander de laisser des personnes croisées en balade
nous n'utilisons pas le « tu laisses? » car cette invitation donne des frissons aux personnes croisées! Mais plutôt...
Tu laisses passer? ==> C'est bieeen tu laisses passer

Pour lui apprendre à donner ce qu'il a en gueule
il existe un travail qui s'appuie sur le troc.
Tu donnes ? ==> C'est bieeen (tu) donnes
Tu prends? ==> C'est bieeen (tu) prends.

D'autres demandes qui coulent de sens...
Tu montes ? ==> C'est bieeen (tu) montes
Tu descends ? ==> C'est bieeen (tu)descends
Tu rentres ? ==> C'est bieeen (tu)rentres
Tu sors? ==> C'est bieeen (tu)sors
Tu te pousses? ==> C'est bieeen tu te pousses
Tu avances ? ==> C'est bieeen (tu) avances

C'est fini !
Très très importants ces deux petits mots. Grâce à eux le chien comprend que l'action est achevée, qu'il peut vaquer à ses occupations comme bon lui semble.
En prononçant ces deux mots nous coupons la communication avec notre chien. Il faut veiller à ne plus le regarder, sinon cela reviendrait à lui mentir, notre regard agissant comme une recherche d'interaction avec lui.

Nous utilisons aussi le « c'est fini » pour stopper les aboiements du chien. Quand il aboie pour nous signaler la présence de quelqu'un nous le félicitons puis lui indiquons que nous prenons le relai ==> « C'est bieeen! C'est fini! »

A bannir...
« Allez! » ==> Il n'est en rien utile, il traduit juste l'état d'esprit de la personne: son impatience, sa nervosité, la peur de l'échec.
« Doucement! »==> Par acquis de bonne conscience le maitre ajoute ce mot pour canaliser son chien. Il pense qu'ainsi son chien va ralentir, agir en douceur. Ce qui bien souvent produit l'effet inverse, ce mot mettant en alerte le chien!

Le silence, l'ignorance...
Comment ça le silence? Mais ce n'est pas un mot!!!
Et pourtant en nous taisant nous aidons le chien à être plus vigilant à nos demandes.
A force de lui parler pour ne rien dire, à force de le rappeler à l'ordre pour un oui et pour un non, à force de le suivre du regard, à force de la papouiller nous le « soûlons »...
Et un chien sans cesse sollicité ne peut être serein, pleinement disponible pour les apprentissages. Bien au contraire, il construit une barrière pour se préserver, il fait la sourde oreille...

Source http://forum.a-l-ecoute-du-chien.org/viewtopic.php?f=11&t=375&start=50 écrit par Calou (Merci !)
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Testez-vous !


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Les colliers électriques !?

3Expériences, études et respect s’opposent à l’utilisation des colliers électriques, qu’il s’agisse de colliers dits "anti-aboiements", de colliers "anti-fugues" jumelés à une "cloture" ou de colliers de "contrôle".
En effet, les chocs électriques provoquent du stress et de la douleur chez l’animal. À court et à long terme, ces colliers entraînent ainsi des effets pervers sur le bien-être et le comportement du chien. Les professionnels préconisent plutôt les méthodes douces d’éducation, dont le renforcement positif.
Mon positionnement:
Les systèmes de colliers électriques, à l’instar des autres punitions, entraînent plusieurs effets pervers :
Les aboiements excessifs ou les fugues sont souvent la manifestation de l’ennui, de l’anxiété ou du sentiment d’isolement qu’éprouve le chien. Le choc électrique canalise la frustration de l’animal qui fugue ou qui aboie vers une autre forme de comportement, certainement tout aussi désagréable, puisqu’il n’atténue en rien la cause du problème.
C'est un leurre qui offre au maître une illusion de contrôle et détruit durablement la relation de confiance entre l'humain et le chien. De tels instruments peuvent engendrer des comportements encore plus génants que celui que l'on cherche à effacer (agressivité, angoisse, auto-mutilation, dépression...) et fausser considérablement la communication entre chiens en altérant leur langage, en créant des phobies sociales, des peurs irrationnelles...
 
Aussi, je refuse catégoriquement l'usage de ce genre de dispositif et ne saurais accepter que des chiens participants à mes séances en soient équipés !

En ce sens, une étude publiée en 2004 dans le Animal Welfare Journal démontre que les chiens entraînés à l’aide de punitions sont plus susceptibles de développer de mauvais comportements que ceux entraînés avec des récompenses. En effet, les chercheurs se sont aperçus que les gardiens qui entraînaient leur chien au moyen de punitions ont vu apparaître une variété de mauvais comportements chez leur animal : aboiements, agressivité envers les humains et les autres chiens, anxiété de séparation, etc. La punition crée un état d’anxiété chez le chien qui s’exprime plus tard par un mauvais comportement.
Il a aussi été démontré que les chiens qui ont reçu des chocs électriques ont appris que la présence de leur maître -ou de la commande- annonçait la réception de chocs, et ce même en dehors d’un contexte d’entraînement.Le bien-être de ces chiens, en présence de leur maître et peut-être en d’autres circonstances, est donc fortement ébranlé.

Convention européenne pour la protection des animaux de compagnie (cliquez ici pour le texte intégral)
Article 7 – Dressage

Aucun animal de compagnie ne doit être dressé d'une façon qui porte préjudice à sa santé et à son bien-être, notamment en le forçant à dépasser ses capacités ou sa force naturelles ou en utilisant des moyens artificiels qui provoquent des blessures ou d'inutiles douleurs, souffrances ou angoisses.

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Les colliers Torquatus, dits "de force", dits "à pointes"

Collier-Torquats-chrome 500007Voilà une magnifique invention des passionnés du chien!
Comment mieux communiquer avec notre compagnon et le comprendre qu'en lui enfonçant des clous comme des morsures multiples afin qu'il assimile un enseignement ?
L'imagination pratique et barbare de l'homme n'a pas de limites: on en viendrait presque à regretter les bons vieux coups de badine sur la truffe !
  • collier à pointesCertains "professionnels" recommandent sont utilisation pour des chiots dès 2 mois...(le professionnalisme des "amoureux du chien" n'a pas de limites.)
  • Laisser un enfant "conduire" le chien affublé de cet accessoire relève d'un cas de mauvais traitement.
  • Les personnes qui ont "inventé" cet accessoire n'aiment pas les chiens mais leur portefeuille: on les a vus vendre des mattraques à des moniteurs de centres aérés...
  • Certains merveilleux propriétaires gardent des chiens à l'attache avec ça au cou !
  • On ne peut parler de respect envers son chien si le dialogue de l'apprentissage passe par ce type de coercition: non, le maître qui utilise celà n'aime pas son chien.
  • Si l'on tient à contrôler la démarche de son chien, un travail à l'année est nécessaire qui passe par une compréhension mutuelle (apprendre le chien), une communication efficace et rassurante, des facteurs d'activité et de socialisation quotidiens, de vraies techniques de professionnels basées sur la psychologie du chien elle-même et l'expérience et rejettant toute forme de violence: tout celà commence par une cohabitation et une communication équilibrantes à la maison.
  • Un chien qui "tire" le fait délibéremment et pour pleins de raisons et motivations complexes: seul un vrai professionnel du chien pourra vous donner les moyens, très simples, de COMPRENDRE les mécanismes de votre chien, donc de lui APPRENDRE ce que vous désirez.

Certains jugerons la photo (en haut de cet article) excessive, iront même jusqu'à remettre en cause le fait qu'un collier puisse faire de tels dégâts (si, si ! j'ai eu ce genre de réactions à mes articles)... c'est pourquoi j'ai ajouté deux photos prises au détour d'une ruelle, dans le jardin d'un pavillon très comme il faut, tout neuf, jardin entretenu, terrasse en bois, mobilier de jardin très actuel... : deux chiens maintenus à l'attache avec des colliers à pointes ...! Ces colliers sont en vente libre, sans conseil d'usage, sans avertissement, ils sont recommandés par certains moniteurs de club canin ou "professionnels", banalisés, alors que d'autres pays les interdisent ...


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L’écoute dans les différentes méthodes éducatives

Dans la méthode coercitive
Face à une méthode d’éducation coercitive, le chien n’a d’autre choix que la soumission, « Sinon gare ! » Comme ils se plaisent à dire. Le seul lien du couple homme/chien est l’autoritarisme, un lien rigide et tendu privant l’animal de l’autonomie et de l’expression. Le chien est soumis à d’intenses répétitions, formulées par des injonctions à la limite de l’insulte et du tolérable par leur ton, quand les ustensiles inacceptables, les colliers électriques ou de force ne viennent pas encore renforcer cet asservissement inutile. Puisqu’il ne peut que se soumettre, le chien exécute tel un automate. Nous ne pouvons parler ni d’écoute véritable, ni d’acceptation de l’obéissance mais d’une soumission imposée et brutale.

Dans la méthode « d’échange commercial »
Dans la méthode que j’ai qualifiée d’« échange commercial », par l’emploi qui est fait des leurres, jouets ou friandises, l’homme captivé par l ‘excitation du spectacle ne peut prendre conscience des conséquences de ses actes sur le chien. Sous l’aspect ludique, homme et chien sont entraînés dans une relation pervertie. L’animal ne serait jamais à l’écoute de son maître si celui-ci n’agitait pas le leurre, le jouet ou la croquette. Comme en méthode traditionnelle, les méthodes dites « douces » n’écoutent pas le chien. Les liens qui unissent l’équipe sont les leurres avec l’objectif prioritaire pour l’homme d’accomplir une performance. Il ne manifeste aucun intérêt pour l’essentiel : la communication, l’observation, l’affection, le partage.

Dans la méthode du conditionnement
Dans le conditionnement traditionnel, l’obéissance est un prétexte pour l’homme. Elle dissimule assez mal la peur de perdre le pouvoir. L’accomplissement d’actes répétitifs rassure le maître sur son hypothétique ascendance sur le chien. On peut se demander si ces hommes accueilleraient un chien dans leur vie si la relation n’était pas sous-tendue par l’accès et l’expression d’un pouvoir ? Triste satisfaction ou justification de soi-même, il est temps que les initiés de la filière canine fassent preuve de plus d’ouverture d’esprit.

Dans ma méthode
Notre méthode est basée sur cette écoute mutuelle qui, comme tout système social, implique l’obéissance ; mais elle est construite sur l’acceptation librement consentie. Grâce à la compétence manifestée et non prétendue, grâce à l’échange permanent, le maître est effectivement considéré comme un guide qui accepte de se laisser guider en certaines situations. Les liens qui unissent l’équipe sont les relations affectives à l’origine du plaisir partagé.
L’homme et le chien peuvent donc s ‘écouter et/ou se guetter, et pour cela la communication et l’observation sont indispensables à l’instauration des relations à partir de rituels communs. Dans le conditionnement traditionnel, le maître se préoccupe uniquement de l’exécution de l’acte en forçant le chien dans un confinement permanent. Évidemment ni le langage du chien ni son intelligence ne peuvent être pris en compte dans de telles conditions de vie. Et lorsque ces initiés de la filière canine affirment que le chien est seulement capable de réagir et non d’agir par lui-même, ils devraient plus sérieusement se demander si ce n’est pas leur manière d’agir sur le chien qui induit leur constat. Lorsque nous observons, méfions-nous de ne pas inverser les causes et les effets.

André Escafre - Penser son Éducation Autrement
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Fabriquer sa longe

Pour beaucoup de chiens la longe s'avère être un passage obligé vers plus d'autonomie. C'est aussi, pour le maître, un gage de sécurité et de tranquillité dans son cheminement et la construction d'une saine relation de confiance. Cependant, il ne s'agit pas de laisser traîner une corde accrochée au collier ! Le maniement de cet instrument nécessite un apprentissage pour en faire un réel outil pédagogique. Le premier stade de cet apprentissage consiste à adopter une longe réellement efficace et sure. Malheureusement vous n'en trouverez pas dans le commerce ... (les dimensions et diamètres ci-dessous s'appliquent à des chiens de 20kg et +).
Vous pouvez aussi acheter une longe prête à l'emploi ICI

fabrication-longe  fabrication-longe2  fabrication-longe3
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Aliments interdits !

"Mon chien mangeait de tout et il a vécu jusqu’à treize ans". Il n’est pas dit que votre chien mourra si vous lui donnez autre chose que des aliments et friandises pour chiens. Mais beaucoup d’aliments destinés aux humains contiennent des sucres ajoutés, qui sont mauvais pour les dents du chien. De plus, certains aliments ne doivent jamais être donnés aux chiens.
1357677102Geen alcohol
“Mon chien aime la bière!" Il aime peut-être la bière, mais ne lui en donnez pas. L’alcool peut entraîner un coma ou la mort chez le chien.
1357668696Geen chocolade
Le chocolat contient de la théobromine. Cette substance est toxique pour les chiens, elle provoque des vomissements, des diarrhées, de l’agitation ainsi que des crises, dans des cas extrêmes, et elle peut être fatale.
1357677103Geen kippebotjes
Les os de poulet cuisinés peuvent s’éclater et provoquer des étouffements ou blesser la gueule du chien. Ne croyez pas que la cuisson adoucit les os : elle les rend beaucoup plus faciles à briser.
1357668696Geen knoflook en ui
L’ail et l’oignon contiennent du thiosulfate, une substance susceptible d’irriter le système digestif de votre chien. Il est aussi réputé pour détériorer les globules rouges et causer de l’anémie.
1357668698Geen rozijnen en druiven
Les fruits ne sont pas mauvais pour l’alimentation du chien, mais ne lui donnez pas de raisins. Les raisins (et raisins secs) peuvent entraîner chez le chien une insuffisance rénale due à une toxine qui n’a pas encore été identifiée.
1357668697Geen rauwe eieren
Ne donnez pas d’œufs crus à manger à votre chien. Le blanc d’œuf cru contient de l’avidine, une antivitamine qui interfère avec le métabolisme des graisses, du glucose, des acides aminés et de l’énergie.
tiré de  http://www.yarrah.com
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Espoir


Une lueur d'espoir, parfois faible, me laisse croire que l'évolution des mentalités nous permettra de voir le «dressage» autrement, qu'il ne sera plus exercé dans la contrainte ni le conditionnement. La compétence s'acquiert sur les critères fondamentaux de l'espèce. Pas en dehors.
Nous ne devons plus faire l'amalgame entre le chien qui se distingue parce qu'il supporte les exactions du maître par un conditionnement coercitif, et le chien qui se particularise grâce à la compétence du maître qui sait mettre en valeur les qualités psychiques et physiques de son chien.

André Escafre - Penser son Éducation Autrement
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